Des reformes dans les Ecoles de formation à la FDNB

Les officiers stagiaires de l’ESCEM en classe

 

Le journal Rumurikirangabo(JR) de la Force de Défense Nationale du Burundi  a approché le chef du service chargé de la formation (G7) à la FDNB,  le colonel  Albert Ntamasambiro  pour savoir les grandes réalisations semestrielles de ce service  depuis le 1er janvier 2019 jusqu’à nos jours.

JR : Pourriez- vous nous parler  des grandes réalisations  semestrielles  dans votre service ?

G7 : Notre service est composé de trois bureaux qui supervisent une série d’écoles et de centres d’instruction. La mission première est de former les militaires de la FDNB, toutes les catégories confondues. Pour vous dire que la première activité phare que notre service a effectué, au cours de ce semestre, a été le suivi du programme de formation dans toutes ces écoles et centres d’instruction.

Au niveau du bureau de la formation de base et à titre illustratif, la 44ème promotion des Elèves officiers de l’ISCAM a clôturé  sa formation académique et militaire  tandis que la 45ème  promotion des Elèves officiers n’attend que la défense publique  du rapport de stage. En plus de ses activités d’encadrement des candidats Officiers, l’ISCAM a participé dans deux grands événements organisés par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique: la compétition interuniversitaire au niveau des jeux collectifs et en athlétismes. L’Ecole des Sous-officiers vient d’incorporer définitivement 460 candidats sous-officiers tandis que dans les quatre centres d’instruction, 1980 recrues viennent d’être incorporées définitivement. Pour l’EPMM, quatre classes de 139 sous-officiers suivent leur programme de formation sans problèmes. Parmi eux, 129 sont orientés dans la section des soins infirmiers alors que 10 suivent la formation à l’Ecole Technique d’Assainissement et de Laboratoire.

 Au niveau du bureau de la formation supérieure et spécialisée, l’Ecole Supérieure de Commandement et d’Etat-Major (ESCEM) va bientôt sortir la troisième promotion de ses lauréats. En outre, le Cours d’Etat- Major et de Commandement Bataillon (CEMCB) vient d’être aussi créé. Elle a un effectif de 29 lauréats qui sont tous des Officiers supérieurs. La durée de la formation est de 4 mois. Aussi, le Cours de Commandement Compagnie (CCCie)  comme son nom l’indique, va former les officiers qui doivent commander l’échelon d’une compagnie ou travailler dans les services de l’EM de bataillon. La 9ème session des candidats moniteurs Education physique et sportive  est en cours de formation à l’ISCAM  avec un effectif de  trente candidats sergents. Enfin, la 27ème session des sous-officiers d’administration logistique a terminé sa formation au cours de cette deuxième quinzaine du mois de Juin 2019. D’ici prochainement, 39 lauréats dont 29 sous-officiers et 10 brigadiers de la PNB vont être  brevetés.

Au niveau du bureau de la formation et stages à l’étranger, Ce bureau a pu négocier des stages de formation auprès de nos pays partenaires  comme la Chine, la France, en Russie, l’Egypte, le Maroc  et dans l’EAC ( Ouganda, Kenya et Tanzanie).

 

JR : Il ya des reformes au niveau de la formation des militaires en activités  surtout dans la catégorie des officiers  en terme de durée. Lesquelles ?

G7 : Les réformes qui sont en train d’être effectuées au sein de l’armée visent d’abord l’acquisition des connaissances pour certaines et l’harmonisation de celles-ci pour d’autres. Si nous commençons par les petits échelons par exemple, le cours de commandement d’une compagnie était jadis un stage qui était fait pour une durée de 11 mois. Pour le moment, la formation va durer 4 mois. Cependant, il y aura des modules qui seront intégrés dans le Cours de Commandement de Bataillon. Au niveau de l’échelon supérieur, l’ESCEM est née dans le cadre de ces réformes. La formation sur le territoire national des Officiers de niveau commandement d’une brigade est très récente.

JR : Pourquoi ces réformes ?

G7 : De telles réformes existent et embrassent toutes les formations aussi bien de base que supérieure et spécialisée. Le but ultime est de pouvoir harmoniser celles-ci aux standards de la communauté Est Africaine. A cet effet, nous citons à titre d’exemples les écoles qui ont été déjà ciblées notamment l’ISCAM et l’ESCEM où l’harmonisation de certains modules de formation a été déjà validée.

 

 

 

 

 

 

 

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